QUELQUES NOTES POÉTIQUES À L’OCCASION DU 21 MARS JOURNÉE MONDIALE DE LA POÉSIE…
Glisser sur un pavé humide
Qui explose violemment de lumière
Et s’efface brutalement
Plongée dans des certitudes
Lumineuses aux vapeurs étouffantes
Douce certitude de Cynar embué
Volupté récurrente qui te pousse
À prendre un second verre
Qui sèmera le trouble
Dans ton esprit rêveur.
La lumière bat de l’œil
Comme une écluse céleste
Chaque instant qui se fige
Chaque respir embrumé
Chaque langueur de nos corps
Émergent doucement
De leur gangue hivernale.
C’est la mue de printemps
Il faut changer de peau.
De point de vue aussi.
Même les dimanches ont faim
Pourquoi leur arracher la gorge
Et les dents
Et les yeux
Et toutes les oreilles
Poil après poil
Et déglutir lentement
Le temps qui passe
Je regarde pointu
Jusqu’aux cimes des arbres.
Les os se glissent
Emmitouflés de brouillard,
Brume colorée par la douleur du soir.
Quelques gouttes de soleil
Roulent sur mes tempes
Premier ruissellement
D’un timide printemps…
Quelques bégonias rouges
Naîtront de cette fascination.
Écoute la plainte du goéland
Par le petit trou de la serrure.
Ce nettoyeur des mers
A la grâce sauvage
D’un samouraï du crétacé.
Le corps est un terrain de jeu
Labile et chimérique
Fait d’ahurissements,
De courbures lancinantes
Ou de furtifs vertiges.
Pas toujours reculer
Devant l’inexplicable
Rechercher les racines
Mirage du bleu du ciel
Comme celui de la mer…
Un écoulement magique
De notre imaginaire
Deux facettes d’un versant
Glissant de l’un à l’autre
Deux façons de rêver
Une vie plus liquide
Une autre plus aérienne.
Douce nuque ombragée
Mouvante de bienveillance
Au centre de ses gestes
Trace furtivement
Un passé impossible
Enrobé de désirs
De rêves de sensations
Qui frissonnent tout le long
De la fosse du cou.





